Et si la femme était l’avenir de l’entreprise ?
Le XXIème siècle sera-t-il féminin ou ne sera-t-il pas ?
On ne compte plus les articles et ouvrages qui mettent la femme au centre des préoccupations des entreprises et qui présentent les valeurs féminines comme une réponse à la complexité et au questionnement du monde.
L’écoute, la coopération, le pluralisme, le sens du bonheur et de la vie, la créativité, sont quelques-uns des attributs dominants chez la femme, qui viennent à présent relayer ceux qui ont stigmatisé le très masculin XXème siècle, marqué par la volonté de puissance, la domination, la hiérarchie et la guerre.
Nos entreprises sont encore excessivement influencées par les valeurs masculines, ancrées dans un conservatisme rassurant et garant de la conservation du pouvoir par les hommes qui le détiennent. Elles se privent ainsi d’une richesse appréciable pour maintenir leur compétitivité : la diversité. Pour Carlos Ghosn, le patron de Renault, chaque fois qu’un groupe intègre la diversité sous toutes ses facettes, hommes et femmes, jeunes et vieux, nationaux et étrangers, blancs et noirs, on observe une croissance mesurable de l’innovation.
Le rapport annuel « Women matter » de McKinsey and Co révèle que plus les femmes sont représentées dans les équipes dirigeantes, plus les résultats des entreprises sont élevés.
Ce résultat est corroboré par une enquête française, « Féminisation et performances économiques des entreprises », réalisée par le CERAM Business School en juin 2009. Selon cette dernière, lorsque le taux d’encadrement féminin est supérieur à 35% la rentabilité de l’entreprise augmente de 96%, la productivité de 34% et les emplois générés de 157%. Il ressort également que ces entreprises ont plutôt mieux résisté à la crise de 2008.
Si les données de ces études sont possiblement exposées aux biais induits par la science statistique, on peut retenir par l’expérience que les valeurs féminines sont bien adaptées à un monde de changement permanent, où la volatilité accrue de la clientèle requiert l’attention féminine de tous les instants. Où le raisonnement cartésien des hommes trouve sa parfaite complémentarité avec l’intuition féminine et l’irrationnel. Où la raison pure s’acoquinera harmonieusement avec le cœur.
L’histoire d’April, avec sa tradition d’innovation et de service client, est marquée par l’empreinte féminine à tous les étages, faite d’enthousiasme, d’engagement pour défendre sans concession les valeurs et principes d’actions présents à la création de l’entreprise.
Celles des autres sociétés du groupe Evolem démontrent le rôle essentiel de l’intelligence collective des femmes, dans des fonctions aussi stratégiques et irrationnelles que les Ressources Humaines et le Marketing par exemple.
La femme est l’avenir de l’entreprise : cette idée doit passer de la conviction à la réalité, sans pour autant être réduite à une simple règle de quota.




Monsieur Rousset,
Je me permets de vous féliciter pour le sujet que vous avez traité dans ce blog.
Je le trouve, le moins que l’on puisse dire, très juste à l’égard de la femme par rapport à son apport considérable dans le management de l’entreprise.
Venant d’un grand entrepreneur que vous êtes, ce constat a, à mon sens, plus de valeur car ce ne peut être que le fruit du côtoiement et l’interaction avec la femme manager dans vos entreprises et donc un regard apporté en parfaite connaissance de cause.
Je tiens par ailleurs à souligner que le contraste relaté au long du sixième paragraphe de votre blog et la complémentarité que vous lui attribuez sont magnifiques, à condition de ne pas le comprendre par certains dans le sens négatif de l’idée.
Bonjour et merci pour votre commentaire. La femme est au cœur de l’entreprise, elle occupe de plus en plus de postes à hautes responsabilités. Je ne peux qu’encourager leurs initiatives. Les femmes créatrices d’entreprises bénéficient d’aides de la part de différents organismes (voir la liste non exhaustive sur le site Internet de l’APCE ).
Des associations telles que Femmes Chefs d’Entreprises : leur permettent également de s’épanouir dans leurs activités et d’être reconnues comme l’égale de l’homme.