7 clés pour faire grandir les entreprises : l’environnement (3/7)
L’environnement : tissu local, effets de seuil, stabilité de la règlementation
L’entreprise est un corps vivant en osmose avec son milieu. Comme une cellule biologique, elle requiert pour son épanouissement un environnement hospitalier. Les capacités d’accueil des collectivités locales, les liens et les échanges avec les élus locaux, les infrastructures mises à leur disposition sont le gage de la réussite d’un développement harmonieux.
En revanche, les seuils sociaux et les contraintes perçus en cas de passage à la taille supérieure ont un effet désastreux sur nos entreprises. L’obligation récente de versement de la prime négociée de 1000 €* incite déjà certains employeurs à redescendre au-dessous du seuil des 50 salariés…Les seuils sociaux** constituent aujourd’hui un frein à la croissance et à la création d’emploi. À titre d’exemple, le passage de 49 à 50 salariés entraîne actuellement l’application de 34 législations et règlementations supplémentaires dont le coût représente 4 % de la masse salariale. A quand la simplification et le lissage de notre législation sociale comme le recommande la commission Attali ?
Entreprendre c’est investir humainement et financièrement dans la durée. Le mouvement brownien de la règlementation fiscale et sociale, l’application aveugle du principe de précaution ne donnent pas la meilleure visibilité aux entrepreneurs qui souhaiteraient investir sur l’avenir. Les délocalisations tant critiquées, au-delà des économies immédiates qui pourraient en être attendues en termes de coût de production, sont probablement plus sournoisement motivées par la perception d’une instabilité grandissante de l’exécutif et du législatif.
Comment dans ces conditions être confiant dans un Etat aussi interventionniste que court-termiste ?



