21 fév
Article N° 27
__ 19 h 10

L’assurance continuera-t-elle à financer l’économie ?

Ceux qui prétendaient que l’évolution des règles de solvabilité des assureurs européens n’était qu’une question purement technique ne manquent pas de décevoir les professionnels qui viennent de faire leurs comptes dans le cadre de la dernière étude d’impact.

Si nous avons bien compris que l‘assurance devait payer un tribut à la dernière crise financière  à laquelle elle n’a cependant pas contribué, de nombreuses interrogations émergent des débats autour du rôle des assureurs dans notre système économique.

En effet, plus de 50% des actifs des compagnies d’assurance sont investis dans l’économie notamment en portefeuille d’actions cotées ou non, d’obligations et d’immobilier. Les préconisations envisagées par la Directive « solvabilité II » portent sur le renforcement considérable des fonds propres en garantie de ces classes d’actifs avec deux conséquences majeures :

- La première sur l’environnement  des affaires par le désinvestissement  massif des assureurs de l’économie productive au profit des fonds souverains. A titre d’exemple, les montants engagés par les assureurs dans le capital-investissement a été plus que divisé par deux entre 2008 et 2010. Dans le même temps, la part des portefeuilles d’actions dans l’actif général a été divisée par quatre.

La reprise économique se produira grâce à un investissement conjugué de l’investissement et de l’emploi. Comment imaginer le développement de nos entreprises sans ce soutien au moment où les banques voient leurs propres contraintes de solvabilité s’alourdir également avec des conséquences déjà visibles sur le financement des bas de bilan ?
En outre, l’introduction d’un nouveau risque systémique dans la gestion d’actifs n’est pas à exclure. Tous les assureurs ayant désormais les mêmes comportements, qu’adviendra-t-il lorsque la classe d’actifs privilégiée sera en difficulté? Quelle sera la liquidité sur les obligations d’entreprises lorsque tous les assureurs chercheront à s’en séparer?

- L’autre conséquence fâcheuse est l’accroissement significatif du coût du risque pour le client final, voire de nouvelles discriminations exclusives face aux nouveaux risques que produit naturellement toute société de progrès. Les primes d’assurance verront tendanciellement leur taux remonter. Pour d’autres assurés, ce sera l’exclusion ou le tarif prohibitif, conséquence de la nécessité pour l’assureur de minimiser son risque et de rémunérer à un niveau acceptable les fonds propres mis à sa disposition.

Les assureurs européens ont pourtant bien traversé la crise, comme l’ont montré les études réalisées par le collège des superviseurs européens. Leur solvabilité n’a pas été entamée et les faillites des compagnies d’assurance ne sont qu’un vieux souvenir. L’application de nouvelles règles prudentielles qui leur est administrée, si elle trouve une certaine justification dans la volonté d’harmoniser les règles dans l’espace européen, est inappropriée, injuste et dangereuse.

Pour le moment, et à deux ans de l’échéance de mise en œuvre de la Directive, il semblerait que Gribouille l’emporte sur le bon sens.

4 fév
Article N° 26
__ 18 h 34
0

Savoir transmettre son entreprise

Avec son humour habituel, le célèbre financier américain Warren BUFFETT conseille au propriétaire d’un cheval boiteux de le vendre dans les périodes où il trotte normalement, afin d’en tirer le meilleur prix. Cet avis vaut aussi pour les entreprises. Sachant que toutes les entreprises ou presque traversent des périodes de crise, le moment idéal pour négocier une cession est celui où la société fonctionne parfaitement bien, où elle est en croissance régulière, rentable, avec de belles perspectives sur son marché. Dans la conjoncture actuelle, peu d’entreprises réunissent ces caractéristiques. Et les propriétaires de ces sociétés-là songent davantage à les développer qu’à les vendre. Le plus souvent, ils écartent sans même l’étudier toute proposition de rachat.

14 jan
Article N° 25
__ 18 h 39
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Quand le réalisme conduit à l’optimisme

Le prix Goncourt attribué à Michel Houellebecq pour son ouvrage la « Carte et le Territoire »* me donne l’opportunité d’évoquer l’abîme qu’il y a parfois entre le réel et la perception que nous avons de l’environnement. La carte, la représentation de la France dans tous ses états ne nourrit pas l’optimisme de nos concitoyens. Mais la carte est-elle plus importante que le territoire comme l’affirme le romancier; le roman plus que la réalité qu’il travestit ?

6 déc
Article N° 24
__ 19 h 02
1

L’entrepreneuriat comme système d’émancipation

Entrepreneurs de père en fils : cette formule a bien fonctionné dans nombre de nos PME. L’influence et le poids du salariat public ou privé dans le choix d’un emploi, le besoin de prendre de la distance avec la cellule familiale, ont eu ces dernières années plus souvent raison de la prise de risque de l’entrepreneur.

Mais aujourd’hui, la quête de sens et de réalisation de soi conduisent de nombreux jeunes à se réinterroger sur les directions à prendre entre la grande entreprise sécuritaire et la PME conquérante ou la création de leur propre boîte.

17 nov
Article N° 23
__ 17 h 27
1

Et si les élus devenaient entrepreneurs ?

Notre Etat s’affaire à construire une nouvelle ligne Maginot des réformes publiques, allègrement contournée par les élus au gré de l’opportunisme politique et de la démagogie ambiante. Le cas des retraites est emblématique d’un dispositif déjà attaqué et pourtant insuffisant pour faire face aux dérives des quarante prochaines années.

18 oct
Article N° 22
__ 17 h 28
1

Pour une écologie de la retraite

Les grèves contre la réforme des retraites sont à chaque fois la source d’une bataille de chiffres sur l’importance des manifestations et sur la légitimité du nombre. A croire que les bonnes mutations de l’histoire ont été prises grâce à des mouvements de rue.
Sénèque , dans sa distance aux événements, affirme que « les choix humains [...]

1 oct
Article N° 21
__ 17 h 27
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La santé dévoilée

S’il ne fait aucun doute que l’inflation des prix à la consommation est à présent maîtrisée, ce n’est pas encore le cas des dépenses de santé. L’impact économique est doublement visible : dans la croissance à la fois des déficits du régime général d’assurance maladie et des cotisations des mutuelles. Celles-ci, toutes choses égales par ailleurs, vont rapidement devenir insupportables pour les assurés par le double effet de l’augmentation de la consommation et du désengagement incontournable du régime de base.

16 sept
Article N° 20
__ 10 h 13
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Jeunes exclus : l’état d’urgence

En feuilletant le journal les Echos du 3 août 2010, notre attention est attirée par un entrefilet de quelques lignes titré « Jeunes chômeurs : un mal-être inquiétant* ». Il s’agit d’une enquête conduite par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et les Missions Locales dont l’objectif est d’informer et accompagner les jeunes vers l’emploi. L’article révèle que le mal-être des 16-25 ans reçus dans les Missions Locales est « inquiétant », avec un risque de suicide quatre fois plus élevé que les jeunes actifs. Première du genre, cette étude sur « La santé mentale des jeunes en insertion » donne des résultats qui « nécessitent une prise de décision des autorités publiques », selon les auteurs. 26 % de ces jeunes sont en souffrance psychique, 7 % ont un état dépressif avéré et 16 % ont déjà tenté de se suicider.

25 août
Article N° 19
__ 16 h 01
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La délocalisation est-elle une fatalité ?

Comme le clamait Alfred Sauvy, la France vieillit, mais sa sénescence n’est pas que démographique.
Sur le sujet des délocalisations par exemple, les débats opposent les industriels convaincus d’une mondialisation inévitable qui érigent la concurrence des pays à bas coûts en système et les altermondialistes incapables de qualifier de façon réaliste l’ « autre » monde.

15 juil
Article N° 18
__ 16 h 43
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Fondations d’entrepreneurs

A l’heure où les Etats européens, asphyxiés par les dettes, prennent conscience de la nécessité de redresser les comptes publics, il est urgent de songer à une stratégie de substitution pour prendre en charge les sujets majeurs qui préoccupent notre société.

Les préoccupations ne manquent pas : défaillance du système éducatif dont la production d’illettrés est alarmante, formation professionnelle des jeunes adaptée aux besoins des entreprises, accompagnement du vieillissement de la population, défaillance de la citoyenneté et mauvais traitement de l’humain sont quelques exemples de l’ampleur de la tâche à accomplir pour reconstruire une société accueillante et harmonieuse.