Voir et aborder autrement le déficit de l’assurance maladie
Dans « Le capitalisme est-il moral ? »[1], André Comte-Sponville explique que toutes les réalités doivent être analysées selon quatre « ordres »[2] distincts par niveau croissant : le technoscientifique (qui recouvre les sciences, la technique et l’économie) le juridico-politique et organisationnel (la loi, l’Etat), les finalités institutionnelles et individuelles (la morale) et le souci des personnes (l’éthique).
L’approche du philosophe contemporain fait écho aux logiques entrepreneuriales et me semble à ce titre, particulièrement intéressante pour comprendre ce qui ne fonctionne pas dans les organisations. Appliquée au déficit chronique de notre régime d’assurance maladie par exemple, elle nous permet de nous poser les bonnes questions et d’apporter les bonnes réponses à une interrogation collective: pourquoi les plans de sauvetage successifs de notre régime d’assurance maladie ont-ils tous échoué jusqu’alors?



