1 fév
Article N° 8
__ 09 h 00
La conscience, voire la vindicte populaire désigne les banquiers comme premiers responsables de la crise. A l’analyse, elle ne fait pas fausse route.
La crise survient lorsque l’être humain sombre dans l’excès, lorsqu’apparaît le hiatus entre la perception de la valeur et la réalité « raisonnable », et que la confiance collective s’effrite. Le monde de la finance, qui a, par ailleurs, capté les meilleures intelligences produites par nos écoles, est le plus éminent et le plus sophistiqué marchand de rêves que le monde connaisse. S’appuyant sur l’idée simple que le client est joueur, parieur, chercheur d’or et bon capitaliste dans l’âme, le banquier ne tarit pas d’idées sur les moyens de satisfaire cet instinct qui caractérise l’être humain.
28 déc
Article N° 6
__ 17 h 55
Loin des idées communément admises dans les cercles économiques, il y a plus à craindre de la disparition de l’entrepreneuriat et de l’initiative que du capitalisme. Si les entrepreneurs sont nécessaires pour alimenter le capitalisme contemporain, ce dernier n’est pas indispensable pour susciter la vocation entrepreneuriale.
Le monde est ainsi peuplé d’étrangers au capitalisme traditionnel : il s’agit d’entrepreneurs sociaux, humanitaires, coopératifs tels que Muhammad Yunus, initiateur du microcrédit ou encore Bill Drayton, fondateur d’Ashoka.
Le capitalisme contemporain s’apparente au parasite qui spécule sur l’effort de l’entrepreneur, qui instrumentalise la finance d’entreprise et détourne une part significative de la richesse produite à son profit. Il n’invente rien et ne prend aucun risque. Sa connaissance de l’entreprise se réduit fréquemment au cénacle des sociétés du CAC 40.