1 fév
Article N° 8
__ 09 h 00
La conscience, voire la vindicte populaire désigne les banquiers comme premiers responsables de la crise. A l’analyse, elle ne fait pas fausse route.
La crise survient lorsque l’être humain sombre dans l’excès, lorsqu’apparaît le hiatus entre la perception de la valeur et la réalité « raisonnable », et que la confiance collective s’effrite. Le monde de la finance, qui a, par ailleurs, capté les meilleures intelligences produites par nos écoles, est le plus éminent et le plus sophistiqué marchand de rêves que le monde connaisse. S’appuyant sur l’idée simple que le client est joueur, parieur, chercheur d’or et bon capitaliste dans l’âme, le banquier ne tarit pas d’idées sur les moyens de satisfaire cet instinct qui caractérise l’être humain.
18 jan
Article N° 7
__ 12 h 48
Depuis que je dirige des entreprises, je n’ai jamais manqué des conseils, méthodes, bonnes pratiques mises à la disposition des entrepreneurs pour la bonne conduite de leurs affaires.
Avec le temps, j’y ai trouvé beaucoup de complexité et les limites de l’approche mécaniste qui transforme le collaborateur en robot. J’ai même parfois eu le sentiment que le fait de suivre la voie recommandée par d’autres me faisait perdre mon âme.
«Je sais bien que je ne sais rien » disait Socrate. La vérité des entreprises est à redécouvrir à chaque instant. On croit avoir découvert la pierre philosophale à l’origine de la réussite des entreprises et elle se dérobe sous nos yeux. D’éminents professeurs de management américains tels que Jim Collins et Jerry Porras* ont détaillé les recettes du succès des entreprises qui durent.