Cédric Denoyel, l’entrepreneur innovant

Rencontre avec Cédric Denoyel, dirigeant de CAPSA, une start-up industrielle, située à Vénissieux, spécialisée dans la transformation de containers maritimes. Un véritable « produit » aux utilisations multiples promis à un bel avenir.

J’ai créé CAPSA pour assumer pleinement mon rôle de manager.

Le parcours qui vous a mené à créer CAPSA est pour le moins atypique. Quels sont les événements qui ont marqué votre parcours professionnel avant de vous lancer dans l’entreprenariat ?

J’ai aujourd’hui 37 ans, marié et père de deux enfants. J’en parle tout de suite car ma vie de famille contribue à faire de moi l’entrepreneur dynamique que je suis. Cela participe grandement à mon équilibre professionnel et j’essaie d’être le plus présent possible pour eux.
Après un BTS Forces de vente en alternance, j’ai trouvé un emploi dans une société dont la spécialité était de vendre des sites internet. Je vendais à l’époque des systèmes de maintenance comme on vend des alarmes ou des frigos. Peu passionnant mais extrêmement formateur. J’ai ensuite essuyé un premier échec lorsqu’à nouveau sur le marché de l’emploi, j’ai eu l’opportunité d’entrer dans un grand groupe en tant que commercial. Au dernier moment, la société annule mon embauche et je me retrouve contraint en 2004 de trouver un emploi très rapidement.

C’est à ce moment que vous avez créé CAPSA ?

Non pas encore mais c’est à ce moment là que je découvre le container. Mon beau-père possédait une société spécialisée dans ce domaine. Il me propose de le rejoindre pour ouvrir un site de « self stockage » et j’accepte. A cette période, je suis confronté à la réalité du terrain, je vais toquer aux portes pour faire du démarchage en direct… J’apprends le métier en somme. En 2007, mon beau-père revend sa boîte à un proche qui accepte le rachat si je reste à ses côtés. Loin de moi l’idée à ce moment là de gérer moi-même l’entreprise. C’est pourtant ce qu’il se passe dans les faits car le nouveau propriétaire se repose alors entièrement sur moi pour la gestion et le management. Il me fait alors la promesse de 10% des parts de la société. Je m’implique d’autant plus mais rien ne vient. En 2012, je pars pour de bon avec l’envie de créer mon entreprise.

C’est cette période de latence où vous devenez de fait entrepreneur sans l’être tout à fait qui vous met le pied à l’étrier ?

J’adorais faire du business et ces années m’ont conforté dans l’idée que je souhaitais créer ma structure, embaucher du monde, transmettre un peu de savoir-faire mais en assumant pleinement mon rôle c’est-à-dire en étant également actionnaire de mon projet.

Parlez-nous un peu de CAPSA et de vos projets à venir…

Lorsque je créé la société en janvier 2013, je connais le container mais je souhaite aller plus loin : monter un bureau d’études, créer de nouveaux produits plus complexes… Nous réussissons à transformer deux superbes opportunités : l’aménagement des berges de Seine à Paris et la collaboration avec Renault Trucks à l’occasion de l’événement « Truck de ouf ».
Au bout d’un an, je sais que je suis sur le bon créneau, que le marché existe mais que je ne peux pas y aller tout seul. J’embauche donc très vite des managers, des profils jeunes et dynamiques pour compléter l’équipe.
Aujourd’hui, nous sommes fiers de sortir un nouveau prototype tous les deux mois.

L’innovation est véritablement au centre de notre modèle.

Par exemple, dans le contexte international actuel, nous venons de lancer la solution d’hébergement Capsul’ pour accueillir les flux de populations dans les meilleures conditions (isolation performante, grandes ouvertures sur l’extérieur, choix de matériaux chaleureux). Les familles réfugiées retrouvent ainsi un peu de dignité, de confort et un sentiment de sécurité.

Nous ne parlons plus de container mais de produit. Nous explorons les possibilités infinies qu’offre le container. Habitat social en bois, bureau, piscine, garage… Nous aidons nos clients à formaliser leurs idées et à concrétiser leurs envies.


Quand, en plus, les collaborateurs peuvent chacun apporter leur contribution à ces projets voire proposer des sujets : l’idée finale et sa réalisation n’en sont que plus belles.