Curiosité et innovation chez Fermob

Lorsque Bernard Reybier rachète en 1989 l’atelier de métallerie qui deviendra bientôt le Fermob, il sait que son challenge principal consiste à fédérer ses équipes autour de lui pour porter ensemble un même projet : celui de faire grandir l’entreprise et d’innover tout en s’adressant au grand public. Un projet qui nécessite d’être sans cesse sur le qui-vive pour pouvoir anticiper.

« L’enjeu est de trouver le bon niveau de dialogue » nous dit-il. « On ne peut pas parler de cash flow, il faut trouver les mots justes pour motiver. Tout cela prend du temps. » Bernard Reybier commence par mettre en place des variables et des accords d’intéressement ou de participation avec ses salariés car « Il faut veiller à partager les fruits du travail ».

Il facilite également les moments d’échanges entre les différents acteurs de la société. Une fois par an notamment, l’ensemble des salariés se rassemble lors de la journée Fermob. Au cours de cet événement, chacun échange sur son rôle, son métier, les nouveaux produits au fil d’un parcours au sein de l’usine. Lors de la dernière édition, la part belle était donnée aux innovations process. Des innovations portées par les employés eux-mêmes de manière proactive afin de faciliter le travail de tous au quotidien. Pas moins de 119 initiatives ont été déposées…

Chez nous, l’innovation ne doit pas se cantonner au domaine des produits Fermob.

Elle doit nourrir l’ensemble de notre environnement professionnel à commencer par la manière dont nous organisons notre travail. Nous avons donc mis en place des ateliers pour que les employés puissent s’exprimer sur ces sujets. Aujourd’hui, les groupes fonctionnent en parfaite autonomie. » explique Bernard Reybier.

Des salariés qui font preuve de créativité pour faire avancer l’entreprise, qui se montrent curieux de sujets transverses qui sortent du seul périmètre de leur poste, voilà ce qui motive le chef d’entreprise au quotidien.

« Mon rôle est de protéger toutes les idées. Comme l’on protège la flamme d’une bougie. Je suis attentif à tout ce que l’on me propose. Ce qui ne veut pas dire non plus que je dis OUI à tout. »

Justement Bernard Reybier sait à quel point il est aussi important de dire NON. Il considère comme de son devoir de remettre en cause les certitudes, les process… de se mêler de tout. En témoigne sa définition originale de l’acronyme PDG : « Perturbateur dérangeant et généraliste ».

Un PDG qui se rappelle non sans humour une anecdote significative. Lors d’une période de croissance confortable, il a fait parvenir une note à l’ensemble de ses salariés : « Au secours, tout va bien ! »…

Eviter le confort, pour anticiper les crises et mieux préparer l’avenir, tel est le conseil de Bernard Reybier à l’ensemble des entrepreneurs en activité ou en devenir.