L’échec en entreprise rend plus fort

Jean-Christophe Menz a vécu une expérience douloureuse : la liquidation de son entreprise après 9 ans d’implication et d’investissement au quotidien. Lorsqu’il évoque cette période difficile de sa vie, il analyse de manière très pragmatique les erreurs qu’il a pu commettre. Récit d’un entrepreneur qui ne regrette en aucun cas son aventure extrêmement formatrice.

Au départ de l’aventure Cook & Go, le fonctionnement de l’entreprise proche d’une TPE permet une véritable maîtrise de l’opérationnel à Jean-Christophe Menz. Toutes les semaines, il peut se rendre dans ses ateliers et garder un œil sur le fonctionnement quotidien de son entreprise. Puis, avec la croissance rapide de la société, le temps a fini par manquer. L’exploitation est alors passée au second rang. Jean-Christophe Menz reconnaît sa responsabilité. « J’aurais dû avoir l’humilité de recruter un directeur d’exploitation chargé des ratios au quotidien. »

A l’époque, le jeune entrepreneur est seul, il recrute des managers en charge de chacun de ses ateliers, mais peine à animer son réseau de salariés. Personne n’est incentivé sur la rentabilité. Cette dernière se dégrade petit à petit. « Je passais alors plus de temps à raconter la jolie histoire de mon concept à de potentiels investisseurs qu’à vérifier ce qu’il y avait dans les frigos ou les plannings de mes ateliers. »

Penser que je pouvais piloter seul a été ma première erreur

Le chef d’entreprise reconnaît un deuxième écueil : une mauvaise méthode de travail avec ses actionnaires. « Nous nous rencontrions sans acter de manière professionnelle les différentes décisions à prendre. La plupart du temps cela se limitait à un déjeuner avec poignées de mains à la fin sans PV d’assemblée pour partager les responsabilités. » Du coup, quand les ennuis sont arrivés, Jean-Christophe Menz a porté seul le poids des décisions difficiles à prendre.

Aujourd’hui, il a dressé le bilan de ses erreurs passées et a conservé son envie d’entreprendre. Il se plaît à transmettre aux jeunes générations les enseignements de sa vie passée. Il anime des cours à l’EM Lyon ou à l’IFAG et parraine de jeunes créateurs d’entreprise via le Réseau Entreprendre et le Dispositif Activ’ Entreprendre du Medef Lyon-Rhône. Son constat : les jeunes ont un véritable appétit pour l’entrepreneuriat.

Jean-Christophe Menz retient enfin de son expérience qu’il est primordial de bien s’entourer. Aujourd’hui aux côtés d’un associé, il travaille à la création de sa nouvelle société et reste passionné.

Le chef d’entreprise reconnaît un deuxième écueil : une mauvaise méthode de travail avec ses actionnaires. « Nous nous rencontrions sans acter de manière professionnelle les différentes décisions à prendre. La plupart du temps cela se limitait à un déjeuner avec poignées de mains à la fin sans PV d’assemblée pour partager les responsabilités. » Du coup, quand les ennuis sont arrivés, Jean-Christophe Menz a porté seul le poids des décisions difficiles à prendre. Aujourd’hui, il a dressé le bilan de ses erreurs passées et a conservé son envie d’entreprendre. Il se plaît à transmettre aux jeunes générations les enseignements de sa vie passée. Il anime des cours à l’EM Lyon ou à l’IFAG et parraine de jeunes créateurs d’entreprise via le Réseau Entreprendre et le Dispositif Activ’ Entreprendre du Medef Lyon-Rhône. Son constat : les jeunes ont un véritable appétit pour l’entrepreneuriat.

« Je les encourage et je les préviens. Le jeune âge est certes un atout en matière de storytelling lorsqu’il faut faire parler de son entreprise. Après, reste l’importance de l’expérience. Il faut absolument écouter et avoir de l’humilité. Je pense d’ailleurs que c’est pour cela que les Anglo-saxons valorisent l’échec ».

Parfois, comme ce fut mon cas, la confiance en soi va trop loin, on a l’impression de tout réussir et on ne perçoit plus les signaux négatifs.

Jean-Christophe Menz retient enfin de son expérience qu’il est primordial de bien s’entourer. Aujourd’hui aux côtés d’un associé, il travaille à la création de sa nouvelle société et reste passionné.

« Dans la vie d’un patron, les hauts sont plus hauts, les bas sont plus bas et la moyenne est plus élevée. J’ai toujours su que je ne pourrais pas et que je ne souhaiterais pas faire un travail alimentaire. Ce qui m’importe : conserver les rênes de ma vie professionnelle. »