Manager et transmettre son savoir-faire selon Cédric Denoyel

Pour Cédric Denoyel, l’entrepreneuriat social n’est pas la rencontre de deux valeurs. Le lien entre le travail et l’humain va de soi. « La première vertu de l’entrepreneuriat c’est de faire bien travailler des gens, de leur permettre de s’émanciper. » Aujourd’hui, il est lui-même à la tête d’une jeune équipe (la moyenne d’âge est de 29 ans) de 20 personnes. Une équipe à laquelle il souhaite transmettre son savoir-faire et qu’il souhaite réunir dans un même état d’esprit.

La première vertu de l’entrepreneuriat c’est de faire bien travailler des gens, de leur permettre de s’émanciper.

Cela commence avant tout par le dialogue. « En tant que start-up industrielle, nous avons des projets à penser puis à délivrer. On vit au jour le jour avec une masse d’information importante à gérer avec une équipe en présence. » Le piège, nous explique Cédric Denoyel, serait de se laisser noyer par l’opérationnel et de perdre des informations. Il s’applique donc de manière hebdomadaire à rencontrer ses équipes et à les tenir informées de l’état d’avancement des projets. « Tout le monde connaît les salaires, les projets, les prochains sujets en développement… ».

Puis cet état d’esprit se concrétise par la confiance accordée aux collaborateurs. Chacun est responsabilisé par la fixation d’objectifs en amont mais nous souhaitons également laisser de la place à l’expression des idées en dehors des considérations plus immédiates de productivité.

Cédric Denoyel indique d’ailleurs vouloir s’inspirer de la méthode Google avec 80% du temps hebdomadaire des employés consacré aux activités habituelles de l’entreprise et 20% de temps dégagé pour se consacrer à des projets personnels en R&D. « Tous nos salariés ont une activité en dehors du travail, que ce soit la musique ou le street art par exemple, il s’agit d’une activité qui les épanouit.

Je suis persuadé que l’ouverture intellectuelle, l’ouverture au monde extérieur aidera toujours dans un environnement professionnel.

Lorsqu’on lui demande ce qui fait d’un entrepreneur un bon chef d’entreprise, il répond en premier lieu : le talent commercial. « Il ne faut pas se voiler la face, il faut avant tout faire du business et savoir vendre intelligemment ce que l’on produit. » Mais le talent commercial ne serait rien sans la vision. L’entrepreneur se doit d’incarner cette vision ou du moins s’il a du mal à l’exprimer doit savoir bien s’entourer pour fédérer ses équipes autour de son projet.

Bien s’entourer c’est ce que Cédric Denoyel s’emploie à faire, même en dehors de son équipe en entretenant son réseau. « J’ai bénéficié de l’aide et des conseils précieux de nombreux entrepreneurs notamment via l’association Croissance Plus. Ces rencontres m’ont aidé à définir ma vision du marché, à me sentir moins seul en période de doute et surtout à prendre de la hauteur ! »