Raphaël Vullierme : « Je crois beaucoup à la capacité d’apprentissage »

Raphaël Vullierme est depuis 2016 le co-fondateur et CEO de Luko qui propose un service d’assurance habitation de nouvelle génération. Cette insurtech vient de lever 20 millions d’euros et poursuit son aventure en Europe. Rencontre pour Valeurs d’entrepreneurs avec cet entrepreneur qui a su rebondir et persévérer.

Valeurs d’entrepreneurs : Comment êtes-vous devenu entrepreneur ?

Raphaël Vullierme : J’ai fait le choix d’entreprendre à la sortie de l’école, à un moment où le risque est réduit. Entreprendre m’a toujours attiré et contrairement à certaines personnes qui pensent qu’être entrepreneur ce n’est pas un métier, que cela va au-delà, je pense au contraire que c’est un métier, qui s’apprend et dans lequel on peut toujours s’améliorer. À force de pratique. Je crois beaucoup à la capacité d’apprentissage, d’autant plus aujourd’hui où l’échec est de mieux en mieux accepté dans la démarche entrepreneuriale. Luko est ma troisième entreprise, les deux premières n’ont pas eu le même succès. Mais elles ont incontestablement été un tremplin.

De quelle manière avez-vous débuté ?

J’ai monté ma première entreprise, Goodfood, suite à l’envie de m’associer avec une camarade d’école avec qui j’avais déjà initié des projets entrepreneuriaux. Nous n’étions pas fixés sur un type d’entreprise en particulier. Nous avons retenu cinq idées que nous avons explorées avant d’en retenir deux sur le même secteur d’activité, puis une seule. Cela correspond à ma manière d’aborder l’entrepreneuriat. Ma conviction est que si on réunit deux personnes motivées sur un marché et qu’on leur laisse du temps, elles sauront faire émerger un business intéressant.

L’acharnement, la ténacité sont fondamentaux

L’acharnement, la ténacité sont fondamentaux dans le fait d’entreprendre qui est quand même l’une des plus grandes aventures que l’on peut vivre au 21ème siècle. D’ailleurs le moment de bascule où on passe de la lutte contre l’adversité à la crédibilité est surprenant à vivre. C’est une sensation assez indescriptible.

Quels sont les enseignements de votre parcours et de Luko ?

Pour créer une entreprise, il faut avoir une vision, recruter, structurer et créer des conditions de travail épanouissantes pour l’équipe. Ne pas rester fixé sur le résultat mais prendre en compte l’impact environnemental et social positif de l’entreprise. J’ai toujours été sensible à cela. Il n’est d’ailleurs plus possible de ne pas l’être aujourd’hui.

La réussite financière n’est pas une ligne de conduite suffisante.

C’est d’ailleurs pour cela que je compte bien être encore chez Luko d’ici 15 ans et continuer à renforcer la qualité du service que nous proposons aux consommateurs.