Visions de jeunes entrepreneurs

Simon-Pierre Tonetti, Frédéric Soriano et Nicolas Guillemot sont de jeunes entrepreneurs et dirigeants adhérents du Centre des Jeunes Dirigeants (CJD). Présents au Printemps des entrepreneurs 2017, ils nous ont confié leur vision de l’entrepreneuriat. Une vision étroitement associée à celle du bonheur et de l’épanouissement au travail.

Mettre l’économie au service de l’homme est la signature du Centre des Jeunes Dirigeants. Mais comment les jeunes entrepreneurs adhérents appréhendent-ils ce précepte ? Nous avons posé la question à trois d’entre eux. « Nous sommes vigilants aux grands discours, nous avons plutôt l’impression et la volonté de faire des choses à notre niveau. C’est la métaphore du colibri. Je fais mon travail et je pense en cercles rapprochés » explique Nicolas Guillemot fondateur et dirigeant de l’entreprise Le papier fait de la résistance. Une référence à une légende amérindienne où face à une forêt en feu le colibri s’obstine à rapporter des petites gouttes d’eau pour éteindre l’incendie et convainc, par sa détermination, tous les autres animaux à faire de même. Le feu est finalement éteint. La somme d’actions individuelles a permis le bénéfice collectif.

Une fois l’échelle de l’action déterminée, quel est son moteur ? « La confiance. Sans elle, rien ne peut fonctionner. Elle doit créer une chaîne de valeurs entre le dirigeant, ses collaborateurs, ses clients, ses fournisseurs… Chacun doit avoir confiance en l’autre et nous sommes convaincus de la pertinence et de la possibilité de cette dynamique. C’est une manière forte de mettre l’humain au centre de tout » souligne Simon-Pierre Tonetti, architecte en cours de reconversion. Impossible de ne pas penser alors à la notion d’entreprise libérée. Mais le rapprochement s’arrête là. « Nous préférons éviter de coller des étiquettes, nous avançons surtout à l’envie avec comme grand défi celui de se faire plaisir et de progresser. Nous nous attachons à casser les codes pour faire mieux, n’hésitons pas à bousculer les choses que ce soit en termes de rémunération, d’organisation ou de prises de décisions, dans toutes les strates de l’entreprise. La progression se fait à tâtons, mais elle fonctionne » précise Frédéric Soriano associé de l’entreprise Le papier fait de la résistance. La clé de cette réussite ? La bienveillance. Tous trois en sont convaincus. Une bienveillance qui, quand elle irrigue l’entreprise et limite la peur de l’échec au bénéfice de l’implication, en fait un lieu d’épanouissement et de partage, un espace où naissent les idées fructueuses.

Rien ne peut fonctionner sans la confiance